Anorakebek | Retour à ses racines | Blogue de Rando Québec
Anorakebek | Retour à ses racines

photos : Guillaume Roy

La première fois que je suis partie en expédition avec la Fondation Sur la Pointe des Pieds, j’ai sincèrement manqué d’un peu d’humilité.  La jeunesse vous direz? Bof, un mélange de bien des facteurs propre à ma surestime de moi-même et mon manque d’expérience.  Avec ma confiance gonflée à bloc, je m’étais contentée d’une coquille, d’une micro-doudoune et plusieurs chandails de laine de mérinos pour affronter le froid du Lac. Résultat? 

J’ai eu quelques petites engelures et l’humidité s’est tranquillement invitée dans chacune de mes couches de vêtement. À noter : l’humidité = ennemie numéro 1 en hiver. Je l’ai appris à mes dépens lors de ma première traversée du Lac Saint-Jean.  Bon, il faut dire que je n’étais pas aussi expérimentée en matière de gestion de soi en plein air, particulièrement en camping d’hiver.  Le multicouche a fait la job, comme on dit en bon québécois, pour cette première année.  

En prenant de l’expérience en plein air, nos besoins changent. Je me suis donc mis à la recherche du manteau parfait pour la fille-un-peu-crinquée-plein-air-à-la-conquête-du-monde. Rien de moins. 

Évidemment, acheter du matériel de plein air de qualité demande souvent de se serrer la ceinture. Particulièrement, lorsque nous sommes à la recherche de produit fabriqué au Québec.  Non seulement les produits se font rares, mais les coûts augmentent considérablement.

Pour me rassurer, souvent, je calcule le montant total de mon achat pour ensuite le diviser sur le nombre d’années d’utilisation. Un bon produit de qualité de plein air peut facilement durée plus de 10 ans à 15 ans. Il suffit de bien l’entretenir, connaître la garantie du produit, et éviter de se laisser séduire par la panoplie de nouveaux produits qui sort chaque année et tomber ainsi dans la surconsommation.

 

L’anorakebek : un peu d’histoire

Inspiré des coureurs des bois d’autrefois, le modèle du manteau d’Anorakebek tel que nous le connaissons aujourd’hui a grandement évolué depuis les 12 dernières années. « C’est toute une histoire », commence à me raconter Olivier Tremblay, fondateur, designer et testeur derrière l’entreprise. Après un parcours semé d’embûches, voici donc la 4e génération de cet anorak. Ce modèle nommé « le Guide » est inspiré des vêtements traditionnels.  Il s’agit d’un petit clin d’œil plein d’admiration et de fierté à nos ancêtres chasseurs-cueilleurs et coureurs des bois de l’époque.

Entièrement créés et fabriqués au Québec, avec Olivier Tremblay et Luc Bilodeau à la tête, l’équipe d’Anorakebek compte aussi sur Vicky Bouffard (biologiste), Éric Laforest (guide) et Jeff Thuot (guide), des testeurs et collaborateurs importants au projet.  Effectivement, le manteau « Guide » a été testé depuis 20 ans par des professionnels du plein air québécois.

Moi et mon anorak

Pour cette deuxième année avec la Fondation Sur la Pointe des Pieds, je me suis mieux équipée et la gestion de « mon moi-même » s’est passée différemment. Je connais la routine ainsi que l’équipe. Avec mon anorak sur le dos, mon appareil photo et mes raquettes, j’étais réellement prête à affronter le grand froid du Lac Saint-Jean.

Avec sa pochette en avant, cela a facilité grandement mon travail de blogueuse et de photographe. Les fermetures-éclaires sur le côté m’ont permis de retirer facilement l’anorak pour y mettre une doudoune dans les moments de pause ou de laisser rentrer un peu d’air frais quand le soleil me réchauffait. Et enfin, des fermetures éclair qui ne bloquent pas! Une frustration de moins à gérer et un peu plus d’énergie pour profiter du soleil.

La ceinture entre les jambes m’a permis  de pouvoir embarquer facilement sur la motoneige afin de photographier les participants de loin et d’être présente à leur arrivée. Cela m’a évité d’avoir l’hiver au complet qui s’invite dans mon anorak!

Le capuchon muni de la fourrure est définitivement le point positif de l’anorak.  Non seulement, esthétiquement, cela donne un look d​’aventurière, mais il permet aussi de bloquer le froid, le vent et la neige.  Il maintient la tête et les oreilles au chaud. Avec l’élastique, on peut le serrer pour éviter qu’il tombe lorsque le vent se fait sentir. 

Dans les moments où je devais rester immobile dans le froid pour prendre des photos du groupe en action, l’anorak me servait de coupe-vent.  Avec l’ajout d’une doudoune, les soirs étaient particulièrement agréables et je pouvais apprécier d’être dehors malgré le vent et le froid glacial, chose qui n’était pas possible l’année dernière. 

Cette fois-ci, aucune engelure, aucune humidité accumulée, juste une magnifique découverte et surtout du gros bonheur. Comme le dit l’adage: « Il n’y a pas de mauvaise température, mais seulement de mauvaises façons de s’habiller ».

Laura ducharme

Laura ducharme

Intervenante, animatrice et formatrice, Laura Ducharme a réalisé de nombreux projets de théâtre d’intervention au Mali, au Chili, en France et en Haïti. Dans les dernières années, elle a assuré la direction clinique de l’Étoile, pédiatrie sociale en communauté du Haut-Richelieu. En tant qu’intervenante et blogueuse bénévole, Laura a accompagné des jeunes de 15 à 18 ans atteints d’un cancer lors de l’expédition Évasion. Elle a aussi couvert l’expédition le Double Défi des Deux Marios, également organisé par la Fondation Sur la Pointe des Pieds.  Elle coordonne la mise en place du programme MAIKANA en partenariat avec MEC, Esplanade Mtl et Zoothérapie du Haut-Richelieu,

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www.nomadevagabonde.com/

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