Raquettes et refuge : s’initier en famille au Parc régional de la Chute-à-Bull - Blogue de Rando Québec
Raquettes et refuge : s’initier en famille au Parc régional de la Chute-à-Bull

Vous voulez initier vos enfants à la marche en raquettes, et prolonger la sortie par une nuitée en refuge? Je vous propose le parc régional de la Chute-à-Bull, à Saint-Côme.  

Les sentiers  

Sans dénivelé trop important pour des petites jambes,  les sentiers circulent dans une forêt mixte aux grands arbres qui se parent de blanc à chaque bordée de neige. La rivière de la Boule traverse le parc, ses méandres et ses cascades offrant un spectacle toujours changeant. En combinant les sentiers, d’une longueur totale d’environ 6 km, on peut effectuer différentes boucles, expérience plus stimulante qu’un aller-retour par le même chemin. Des bancs, dont certains sont protégés par un abri, permettent une pause en tout confort.  

Le meilleur moment pour s’y rendre est sans conteste les jours qui suivent une bonne chute de neige. Quel plaisir enivrant d’ouvrir soi-même son sentier à grands coups de raquettes. Après plusieurs jours sans nouvelle neige, les sentiers tapés par les visiteurs favoriseront davantage la marche, en bottines avec ou sans crampons selon les conditions. 

Ce qui fait de ce parc un lieu idéal d’initiation, c’est que les sentiers serpentent dans une forêt où il y a toujours quelque chose à découvrir, que ce soit un des nombreux panneaux relatant l’histoire du site ou identifiant les espèces d’arbres qui bordent les sentiers, une longue passerelle, un pont couvert, une cascade vive qui ne gèle jamais, des tourbillons formant des rondelles de glace flottantes, ou bien sûr, la chute elle-même, grondant sous la glace au cœur de l’hiver. Un belvédère permet de s’arrêter pour l’admirer. Quelques sections garnies d’escalier peuvent être contournées si les marches sont couvertes de trop de neige durcie, et les ados seront heureux de faire un peu de hors-piste dans une épaisse neige poudreuse.

 

Il y a deux façons d’accéder au parc, la première et la plus connue est celle du chemin du lac Guénard. Une partie du chemin d’accès au parc est déneigée pour servir de stationnement en longueur. Des cartes des sentiers sont habituellement disponibles à la guérite de l’entrée du parc, inoccupée en hiver puisque l’accès est gratuit en cette saison. On choisira l’un ou l’autre des sentiers, bien balisés et identifiés, pour découvrir la chute par le haut. 

Il existe un autre stationnement, sur le rang des Venne, qui permet d’entrer dans le parc par un sentier du Club de raquettes de Saint-Côme. Après une marche de 1 km dans une forêt touffue, on arrive à la halte Normand, où des bancs, un rond de feu et une provision de bois permettent de se réchauffer et de cuire son repas. Et pourquoi pas quelques guimauves en soirée? En continuant vers le nord, on arrive au pied de la chute, une découverte totalement différente de ce phénomène naturel. 

Les refuges  

Trois refuges attendent les randonneurs, disséminés à trois points éloignés les uns des autres, assurant à la fois l’intimité des intrépides qui y passeront la nuit, et offrant dans la journée une halte pour se réchauffer à tous les marcheurs du parc. 

Ce sont des refuges rustiques, pourvus de table et chaises, d’un poêle à bois et d’une bonne provision de bois pour chauffer toute la nuit, et de quelques épais matelas de mousse sur la mezzanine. Leurs fenêtres et leur balcon offrent une vue apaisante sur la nature environnante, chacune dévoilant  ses attraits. Une toilette sèche complète l’installation de chaque refuge, et peut évidemment servir à tout le monde. Comme ils sont faciles d’accès et assez peu éloignés du stationnement, ils favorisent une initiation à la nuitée en refuge, réduisant pour une première expérience l’impression d’éloignement qui pourrait en freiner certains et facilitant le transport des bagages jusque-là. Il m’est arrivé de me rendre au refuge du Belvédère, le plus éloigné de l’entrée, en tirant un traîneau contenant tout le matériel nécessaire pour les repas et le couchage. Je vous conseille de vous munir d’un cadenas, pour protéger vos biens sans vous priver d’une sortie à la frontale ou au clair de lune. Se sentir isolé en pleine forêt dans un décor hivernal et, les joues rouges de froid, revenir dans la chaleur enveloppante du poêle à bois assure une nuit de rêve aux plus petits comme aux plus grands. Prévoir un déjeuner copieux! 

 

teacher sbd

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Enfant, c’est en famille qu‘elle a connu le camping rustique et les promenades en forêt. Adolescente, elle emmenait son équipe de guides dans les bois au moindre congé. Adulte, c’était les camps, les excursions, les couchers à la belle étoile avec ses guides et avec ses amies. Puis son mari et ses deux enfants sont arrivés, elle les a initié aux plaisirs de la vie dans la nature, tout en poursuivant une carrière de prof d’anglais au primaire (Teacher!). La longue randonnée en autonomie, elle en rêvait depuis le premier lean-to du SIA aperçu quand elle avait 9 anset c’est principalement sur l’incomparable Sentier national qu‘elle poursuit ce rêve encore et encore. 

Découvrez sa chaîne youtube http://bit.ly/2vLghRC

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